Pendant longtemps, les industriels européens ont vu la Chine comme une immense opportunité économique : un marché gigantesque, une main-d’œuvre peu coûteuse et un moteur de croissance pour les exportations européennes. De nombreuses entreprises ont investi massivement dans le pays à partir des années 1990 et 2000.
Mais selon l’article, cette relation s’est progressivement retournée contre l’Europe. La Chine n’est plus seulement “l’atelier du monde” : elle est devenue une puissance industrielle et technologique capable de concurrencer directement les entreprises européennes sur des secteurs stratégiques comme l’automobile, les batteries, les machines industrielles ou les technologies vertes.
Les groupes européens ont longtemps pensé que la Chine resterait dépendante du savoir-faire occidental. Or, Pékin a utilisé les investissements étrangers, les transferts de technologies et les partenariats industriels pour accélérer sa montée en gamme.
Aujourd’hui, les industriels européens se retrouvent confrontés à plusieurs difficultés :
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- concurrence chinoise à très bas coût ;
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- pertes de parts de marché ;
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- dépendance aux chaînes d’approvisionnement chinoises ;
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- fragilisation de certaines filières industrielles européennes.
L’article explique également que la Chine bénéficie d’avantages considérables : soutien massif de l’État, énergie moins chère, marché intérieur immense, politique industrielle agressive et investissements technologiques très importants.
Face à cette situation, l’Europe commence à changer de stratégie. Bruxelles cherche désormais à protéger davantage son industrie avec des mesures de “préférence européenne”, des restrictions commerciales ciblées et des politiques de réindustrialisation.
L’article montre finalement comment ce qui était considéré comme un eldorado économique pour l’Europe est devenu, en quelques décennies, une source majeure de dépendance et de vulnérabilité industrielle.
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