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Bruxelles veut imposer une “préférence européenne” pour freiner la désindustrialisation

L’article explique que la Commission européenne souhaite désormais adopter une stratégie beaucoup plus protectionniste pour défendre l’industrie européenne face à la concurrence chinoise.

Bruxelles prépare une loi appelée « Industrial Accelerator Act », qui introduirait une forme de « préférence européenne ». Concrètement, les entreprises voulant bénéficier d’aides publiques européennes ou de marchés publics devraient produire une partie importante de leurs biens en Europe.

L’idée est inspirée de ce que font déjà la Chine et les États-Unis :

    • la Chine protège fortement ses entreprises nationales depuis des années ;

    • les États-Unis favorisent leurs industries avec des programmes comme le « Buy American Act ».

Selon les responsables européens, l’Union a été trop ouverte commercialement pendant longtemps, ce qui a contribué à l’affaiblissement industriel de l’Europe. Certains secteurs comme l’automobile, les batteries, l’acier ou les technologies vertes sont particulièrement menacés par les importations chinoises.

Le projet prévoit plusieurs mesures :

    • imposer des quotas de production locale ;

    • réserver davantage les aides publiques aux entreprises produisant en Europe ;

    • limiter certains investissements étrangers ;

    • renforcer les chaînes d’approvisionnement européennes.

Les défenseurs du projet estiment qu’il est nécessaire pour éviter la désindustrialisation du continent et préserver les emplois. Ils résument leur position par l’idée suivante : « nous faisons désormais aux entreprises chinoises ce que la Chine fait depuis vingt ans ».

Cependant, cette stratégie fait débat :

    • certains craignent un retour du protectionnisme ;

    • d’autres redoutent une hausse des coûts et des tensions commerciales avec Pékin ;

    • plusieurs pays européens restent divisés sur le niveau de protection à adopter.

L’article montre finalement que l’Europe semble changer profondément de doctrine économique, en passant progressivement d’un modèle très ouvert à une logique plus souverainiste et industrielle.


Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez ici ( source : Les Echos ).